Envie que tes textes dégagent plus d’émotions mais t’en a marre de suivre toujours les mêmes structures rigides ?

J’ai une Love / Hate relation avec les structures.

Je pense qu’elles sont bien, (au début).

Mais en même temps je les déteste parce que j’ai vite l’impression d’être emprisonné.

Je me souviens la première fois que j’ai quitté ma maison après le Bac :
J’allais faire 2 ans d’étude dans un IUT à Agen.
J’allais avoir ma propre chambre étudiante.

Et toutes les responsabilités qui vont avec.

(Y compris savoir se faire manger tout seul.)

Pour les weekends où je me retrouvais seul, je demandais à ma mère si elle pouvait me conseiller des recettes pour me faire tel ou tel plat.

Je ne sais plus exactement comment ça s’est passé, mais je me souviens qu’un jour elle m’a prit avec elle dans la cuisine pour me montrer :

“Regardes, t’as pas besoin de connaître de recettes, il faut juste que tu comprennes ce qui va ensemble ou non. Tu ne manges pas du riz avec des pattes par exemple. Tu veux toujours avoir une salade etc…”

Et elle m’expliquait sa manière de cuisiner à elle.
Une manière sans recette particulière.

Tu fais juste du mélange d’ingrédients qui vont bien ensemble.

“Et comme ça tu te fais toujours quelque chose de bon sans que ce soit jamais exactement la même chose.”

Inutile de te dire qu’au début c’était une vraie cata dans ma kitchenette à Agen.

(Je me souviens du jour où j’ai fait cramer un oignon rouge…

Ou encore de la fois où j’ai bouché l’évier avec de la Maïzena et qu’on a failli le faire exploser tellement le produit pour déboucher les siphons était concentré)

Mais ces quelques incidents mis de côté…je pense avoir vite prit le pli.

Je suis pas le plus grand cuisto du monde…
…mais je sais surprendre :)

Maintenant tu comprends mieux le contexte de pourquoi je trouve absurde d’utiliser des structures de contenus pour rédiger des textes.

Et visiblement (pour avoir discuté avec certains d’entre vous) je suis pas le seul.

Cette impression de suivre un protocole au lieu d’être créatif.
De pas arriver à mettre sa personnalité dans nos textes.
De rien amener de nouveau sur la table.

Putain si on écrit pour une audience, c’est pour y mettre notre patte…
…Pas pour remplir des phrases à trous.

Il y a quelques jours j’ai théorisé un truc que j’appelle “L’Effet Montagne Russe” et je crois que ça peut grave t’aider si tu veux écrire à ta sauce sans que tes textes perdent en efficacité.

“Ton vocal il cogite dans ma tête, j’ai l’impression d’avoir trouvé un trésor après que tu m’aies envoyé l’information…c’est tellement simple en fait…”

(les mots d’un ancien coaché en Storytelling a qui j’ai partagé le concept un peu plus tôt cette semaine)

(Tu veux peut-être télécharger le schéma et l’avoir sous les yeux pour la suite.)

L’idée c’est quoi ?

Capter l’attention, c’est comme une montagne russe.

Si tu fais que monter — monter — monter, le lecteur se fait chier.

Et si tu fais que descendre et descendre ?
Il risque de gerber partout avant de crever d’une crise cardiaque.

Le spot idéal ?

C’est la bonne oscillation entre descente (augmentation des enjeux) et montée (baisse des enjeux)

C’est ce que tu vois dans les structures de contenu d’ailleurs :
On te dit de parler du problème…
… puis de la solution.

Sauf que la manière dont on te le présente souvent est linéaire.

Problème → Fausse Solution → Reframe → Solution etc…

Là à l’inverse ?

Le machin est dynamique !

Tu peux y aller Freestyle tant que tu sais que tu coches 2cases :

1 — Tu parles d’un problème qui est douloureux pour ton audience

2 — Tu as une solution pour eux.

Et la route entre le Problème et la Solution ?

Tant que tu respectes la règle de la montagne russe où tu dois monter et descendre la pression…T’es bon.

Tu peux utiliser tes histoires.

Celles de tes clients.

Des histoires fictives, des métaphores…Whatever

D’ailleurs (si tu tu as bien remarqué) je l’ai fait là.

J’ai ouvert ce contenu avec un sujet TOTALEMENT différent.

Mais parce que ça fait sens dans ce que je veux te transmettre ?

Bah je cherche dans mon Histoire et j’utilise mon passé d’étudiant pour illustrer :)

Évidemment que vu comme ça, ça parait simple…

Il y a plein de nuances là dedans et le diable se trouve dans le détail.
Mais l’avantage de cette structure ?

Elle te laisse respirer, elle te laisse expérimenter.

Là où les structures rigides, tu finis par couler du plâtre dans un moule déjà fait.

Peu importe la matière que tu met dedans, tous les bustes se ressemblent.

J’espère que ça aide !

Egon

Toujours là…?

Dans l’idéal, tu veux que les montagnes Russe montent en Crescendo.

Tu fais monter les enjeux jusqu’à la révélation finale (Climax) et la résolution.

James Cameron (le mec qui a fait Titanic et Terminator 2) fait toujours ça dans ses films.

3 Climax avec toujours plus d’enjeux qui te hook les uns après les autres.

Terminator 2 est un bon exemple.

.

Climax 1 :

Les 2 Terminator cherchent John Conor et se rencontrent

Qui va l’atteindre en premier.?

.

Climax 2 :

John, le Terminator et la daronne veulent faire péter les bureaux de Skynet et tous les flics se ramènent

Comment ils vont s’en sortir ??

.

Climax 3 :

Dans la fonderie. Le Terminator se fait niquer par le T1000 et Sarah Connor est blessée.

OMG est-ce qu’ils vont survivre ???

Tout ça pour dire, ma théorie elle ne sort pas non plus de pétaouchnok, simplement là c’est théorisé pour les Coachs et Formateurs qui ont besoin de se connecter avec leur audience :)

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